Ce que l'on sème, l'on récolte !

gratitude May 06, 2020

"La vie te présente parfois des cadeaux mal emballés, à toi de t’assurer de bien les déballer !" - Ghislain Lévesque

Je ne compte plus le nombre de coups de pied au cul que j’ai reçu dans ma vie.  Encore moins les jambettes !

Je pense aussi à toutes ces fois où j’avais des plans (des sacrés bon plans à part de ça) et que paf !!! la vie me lançait une balle courbe.

Tiens par exemple, en 2017.

Je me suis payé le voyage de ma vie : 5 semaines en Inde. Et je te jure que c’était mérité !

Après plusieurs mois difficiles (une rupture amoureuse, 4 tentatives de suicide, un climat de travail hostile pour le gestionnaire que j’étais, l’accident de voiture de mon fils), j’avais envie de me changer les idées.

Je me suis donc inscrit à la fin de l’été 2017 à un cours de professeur de yoga qui se tenait en Inde en novembre suivant. J’étais excité à l’idée de vivre cette expérience ! 

J’étais attiré par le yoga, mais je me plaisais à dire que c’était la démarche entourant la formation qui m’intéressait le plus. Je n’avais pas l’intention d’enseigner le yoga, je souhaitais plutôt apprendre de cette culture et m’imprégner d’une façon différente de voir les choses.

Les mois sont passés et fut venu le temps de partir. J’ai dit à ma chum Caro avec qui j’y allais : "Je suis complètement claqué !  J’espère que j’aurai la sagesse de m’arrêter au retour du voyage pour me reposer".

À ce moment-là, j’avais une baisse d’énergie importante. Ça avait aussi un impact sur ma bonne humeur. C’était difficile par moment de garder le moral et il m’arrivait d’être plus prompt dans mes réponses aux gens qui étaient importants pour moi.

Quand je m’arrêtais, je constatais que je vivais avec un espèce de brouillard permanent. Une sensation d’engourdissement, une vision tunnel, une respiration rapide.

La majorité du temps, je ne m’arrêtais pas à ça. En fait j’aurais pu simplement écrire : "Je ne m’arrêtais pas !". Je n’avais pas le temps pour ça. Même si j’avais donné ma démission et que tout ce que j’avais à faire c’était de prendre soin de moi. Je n’avais quand même pas le temps… de le faire !

Incroyable non ?

Alors je suis parti avec Caroline. C’est quand même tout près de 30 heures de temps de déplacement quand tu comptes les temps de vol et le temps passé en escale. Nous sommes arrivés en Inde le 19 novembre en fin de journée. Température sublime, bouffe excellente et hôtes vraiment accueillants.

Une cérémonie nous était offerte le dimanche soir afin de souligner le début du parcours d’enseignant. La formation commençait à 6h00 le lundi matin.

Malgré qu’elles étaient chargées, les journées passaient assez vite pour se terminer autour de 18h00. Sur l’heure du dîner, on pouvait aller faire un tour à la mer qui était à quelques pas du site où nous étions installés. Nous prenions un long moment pour dîner afin de refaire le plein et pour profiter de la température.

À notre troisième journée de formation, alors que nous nous dirigions vers la mer Caroline et moi, mon voyage a basculé… complètement !

Alors que je tentais de rejoindre Caro dans la mer, j’ai ressenti une douleur atroce dans ma jambe droite.

En fait je courais pour la rejoindre. En arrivant dans la mer, j’en enjambé les vagues qui venaient s’abattre sur la plage. Va pour la première, même chose pour la deuxième, et lors de la troisième enjambé, au moment même où mon pied droit à touché le sol, j’ai senti et entendu un claquement dans le bas de mon mollet droit.

Je savais exactement ce qui venait de se passer. Je savais, car environ 20 ans auparavant, la même chose s’était produite du côté gauche. La même sensation, le même claquement et la même douleur atroce. Je venais de me faire une rupture complète du tendon d’Achille droit.

Au son de mon cri, Caroline s’est dirigée vers moi pour s’enquérir de ce qui se passait.  Je voulais bien lui expliquer ce qui arrivait, mais les mots avaient à peine la capacité de suivre le rythme des pensées qui se bousculaient dans ma tête.

Même si nous n’étions qu’à quelques centaines de mètres de notre hutte, j’avais besoin d’aide pour m’y rendre. Caro est donc parti chercher de l’aide pendant que j’étais toujours étendu sur la plage. Les vagues étaient régulières et elles venaient rafraichir mon corps qui était en état de choc.

Une foule de choses m’habitaient à ce moment-là. Allais-je pouvoir être opéré ?  Devrais-je retourner tout de suite au Canada ? Qu’en adviendrait-il de ma formation ?  Qu’est-ce que j’avais bien pu faire au bon Dieu pour que ça arrive à moi… encore ?

Je me sentais submergé par toutes ces pensées. J’affichais un air calme, j’étais en maîtrise même. Mais au fond de moi j’étais en train de m’effondrer. Je ne voulais pas que ça paraisse car je voulais éviter de lancer le message qu’on devrait s’occuper de moi. Après tout, c’était pas la fin du monde. Je serais sur pied dans quelques mois tout au plus.

J’ai été transporté à ma hutte. Caroline a entrepris de me laver car j’étais souillé de sable et j’avais de la difficulté à garder les yeux ouverts étant donné le sel de l’eau de mer. Puis Gaurav, notre professeur de yoga, est apparu. Il avait organisé mon transport à l’hôpital, un parcours de 45 minutes en taxi.

Tout allait bien, le temps que j’étais entouré des autres participants au cours, de mon prof, etc. Mais quand tout le monde fut parti, j’ai éclaté en sanglot. La tension se relâchait et je pleurais à chaudes larmes. J’avais beau essayé de me retenir, y avait rien à faire ça sortait tout seul.

Je me souviens que Caro a eu la sagesse de me servir une question que je pose régulièrement à ceux et celles que j’accompagne : « Quel est le cadeau dans tout ça pour toi ? ». Elle s’est même excusée en disant : "T’es peut-être pas prêt à te faire poser la question, mais je vais la poser quand même car c’est là-dessus que tu dois placer ton attention !".

Je l’ai regardé, elle m’a sourit et j’ai plongé au fond de moi.

Qu’est-ce qui expliquait toute cette peine ? Pourquoi était-ce si intense ? Pourquoi cette blessure, à ce moment précis ? Alors que j’étais en Inde ?

Mon attention passait de : « Cadeau, cadeau, tu parles d’un cadeau toi. Pris à l’autre bout du monde à devoir être opéré par des gens qui parlent une langue que je ne comprends même pas ! », à « Qu’est-ce qui se passe mon Ghis ? Comment peux-tu prendre avantage de ce qui t’arrives ? ».

Je me souviens, vrai comme je suis là, la sensation que j’ai vécue dans mon corps alors que j’étais dans le taxi en direction de l’hôpital. À un moment donné, j’ai réussi à réellement placer mon attention sur les cadeaux qui étaient présents dans la situation.

Alors que je prenais aussi conscience que toute ma souffrance émotionnelle était reliée au fait que mes attentes étaient chamboulés. Alors que je me rendais compte que mes rêves s’envolait en fumée. Et que c’était cela précisément qui me faisait souffrir.

Au-delà de ma douleur physique, le plus souffrant était de laisser aller les projets et tous les plans que j’avais fait dans ma tête. Il était temps de lâcher prise… vraiment afin de danser avec ce que la vie avait de plus beau à offrir.

Ce moment précis à changé le sens de ce qui m’arrivait. Au lieu de mettre mon énergie à tenter de m’accrocher à ce qui devait se passer, j’ai CHOISIS de l’utiliser afin de me tourner vers les possibilités qui s’offraient à moi. Au lieu de ruminer et d’en vouloir à la vie, j’ai choisis de voir comment je pourrais transformer cette expérience et de m’en servir comme tremplin.

Puis m’es revenue à l’esprit la phrase que j’avais prononcé en m’adressant à Caro : "Je suis complètement claqué".  Mon tendon d’Achille aussi en passant !  Il en avait sa claque.

J’en ai donc profité pour me reposer, pour laisser émerger les idées et j’ai repris contact avec quelque chose que j’aime faire : écrire.

Le cadeau ? Dans quelques semaines, mon livre "Courageusement Humain" sera publié.

J’ai une profonde gratitude pour cet événement, pour la question de Caro, et surtout pour ma capacité à rebondir. Et je sais au fond de moi, que lorsque je m’attache à mes vieilles idées, je ne fais que les christalliser et réduire ma capacité à danser avec la vie.  Et c’est ça qui me fait souffrir !

Dis-moi, comment pourrais-tu toi aussi danser avec la vie actuellement ? Quand tu penses à une situation difficile que tu as vécue et qui t’empêche d’avancer, quels sont les plus beaux cadeaux qui y sont rattachés ? Et comment peux-tu les utiliser pour laisser émaner ta propre lumière ?

Ghislain Lévesque, Coach, auteur et Initiateur du mouvement Courageusement Humain

            

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